Jérôme GULON

Pour une mosaïque contemporaine
Recherche et parcours

Lorsque j’ai découvert la mosaïque, j’ai expérimenté les nombreuses possibilités qu’elle contenait en puissance et qui n’avaient pas encore été exploitées. Abandonnant rapidement le carton peint servant en somme de modèle, je préférai me laisser guider par les matériaux propres à cette technique : marbre, pâte de verre, émaux, matériaux lithiques. L’utilisation d’autres matériaux s’impose rapidement. L’objet collé fait également son apparition.

De 1987 à 1992, j’ai réalisé une série de fontaines ruisselantes, utilisant l’eau comme élément plastique à part entière. Cette eau sortant telle une source de la mosaïque et ce de façon à peine perceptible, couvre la surface d’un léger ruissellement et modifie ainsi les couleurs, les valeurs et apporte brillance et vibration. 

De 1992 à 1993, j’ai remplacé la brillance donnée par l’eau, par le polissage des surfaces
Parallèlement, j’ai opéré une simplification progressive, éliminant toute trace de figuration ou d’objet. Je parvins ainsi à réaliser des pièces monochromes. La mosaïque devenait en quelques sortes son propre sujet.

De 1994 à 1995, j’ai porté mon attention sur l’élément constitutif de la mosaïque, c’est à dire la tesselle elle-même . La série des « Ardoises » permet de saisir le passage du « caillou » en tant qu’élément singulier à l’effet mosaïque obtenu par l’accumulation de ces mêmes tesselles. Ce travail peut-être considéré métaphoriquement comme une réflexion sur la genèse de la mosaïque. Ainsi j’ai réalisé une mosaïque à zéro tesselles (on ne perçoit que le support, c’est à dire l’ardoise), puis une mosaïque à un puis deux, trois, quatre etc… jusqu’à quarante tesselles. Ce travail m’amena à mettre en jeu la notion de chiffres et de combinaisons.

En 1997, j’ai voulu rendre manifeste l’espace séparant chaque tesselle l’une de l’autre.
Se dessinait alors un réseau graphique donné par les vides ou limites.
En 2002, j’ai commencé la série des « Domus », sorte de constructions pouvant faire penser à des maquettes d’architectures. Elles mettent en lien la mosaïque avec l’architecture et un espace à trois dimensions et peuvent être considérées non sans humour comme des objets archéologiques.
En 2003 je réalise les « Opus Musivum ». Jouant de la racine étymologique commune des mots musique et mosaïque, j’ai mis plastiquement en perspective ces deux domaines. Les questions de rythme, de contrepoint, de lecture harmonique ou mélodique sont mises en jeu.

Les cinq lignes de la portée musicale de l’écriture occidentale ont été dans un premier temps la ligne directrice de cette série où prédominent les formats allongés. Ce travail m’a permis de réaliser des mosaïques suspendues à des fils où à des câbles dans l’espace, les tesselles pouvant alors être considérées comme des sortes de notes de musiques accrochée à la portée.

Parallèlement je mets en place depuis 1996 des « Parcours –mosaïques », questionnant la relation de la mosaïque à l’architecture, à l’urbanisme et à l’environnement ou encore interrogeant les questions du rapport entretenus entre art et politique, art et société.  A travers ces parcours, la mosaïque est davantage considérée comme notion que comme technique, chaque parcours étant différent et singulier, il obéit à un concept particulier, dans un temps et un espace qui lui est propre. De petite mosaïques sont ainsi disséminées dans différents lieux, parfois il est vrai de façon illicite.

 

Vit et travaille à Paris
Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris
Professeur Agrégé d’Arts Plastiques  / Préparation d’une Thèse de Doctorat en Arts plastiques
Critique d’art à Paris-art.com

• Expositions
Centre Culturel de Saint Quentin en Yvelines
Salons de l’UNESCO
Ecole Polytechnique
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Palais des Etudes
Salon des Artistes Français, Grand Palais
Galerie des Beaux-arts
Ville de Fréjus, galerie
Salon de la Jeune Peinture
Nantes, Ministère de la Santé, Région Bretagne Loire Atlantique
Angers, Le Mans
Espace Opel, rue des Ternes, Paris 17
Grand Rex à Paris
Château de Vernon
Galerie de Nesles Paris 6
Galerie, Toulon
Mois Bis de la Photographie
Salon de la Communauté Européenne de Luxembourg
Salon National d’Art de Rambouillet
Galerie Duhesme Paris 18
« Frigos » du Quai de la Gare Paris 13
Galeries Bernanos Paris 5
Exposition Photo Saint Quentin en Yvelines 
Mairie du 8ème à Paris
Galerie municipale de Mandres les Roses
Musée de la Céramique de Paray le Monial – Premier parcours mosaïque 1997 dans Paris
Hôtel de Sens à Paris 4ème
Cycle de conférences sur la mosaïque contemporaine
Mairie du 19ème à Paris
Lyon, Salon des Expositions
Strasbourg, Hôtel du Département
Château de Saint Ouen
Musée des Emaux et de la Mosaïque de Briare
Mairie du VI, Paris
Critique à Paris Art .com
Invité d’Honneur, Salon de Printemps, Mairie du Ve arr. de Paris
Colloque amphi Richelieu de la Sorbonne (parcours des Mairies)
Exposition avec Yveline Tainmont  et Tahti Tuong, (ateliers de Crimée, Paris)
Salle Michel Journiac, Université de Paris I, Arts Plastiques, ligne de recherche :Arts Plastiques Praxis et Altérités avec Gianni Motti.
E xposition MAC 2000, Espace Champerret Paris
Galerie l’Art et la Paix (nouvel espace de Saint-Ouen)